09 mai 2008
Heriaeus (hirtus?)... l'imperceptible frontière...
... entre le végétal et l'animal.


Commentaires
pile poils
Ya les mêmes dans les moquettes ?
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cé vraiment un grand plaisir de découvrir un monde nouveau à chaque photo !
Magnifique...
Fallait la voir là !! Bravo !!
Richard
Les mots...
Mon envie de les malmener, de les triturer, de les torsader même comme des scoubidous et parfois si forte que je dois me faire violence pour ne pas en laisser échapper un seul de ces rares doigts qui osent encore cogner avec acharnement sur un clavier qui peu à peu perd de son identité à force de voir ses lettres disparaître, s' effacer, peut-être pour m' échapper que sais-je. De mes mains coulent des larmes de sang. Elles s' épuisent à ne jamais vouloir baisser les bras qui les soutiennent. Mon esprit, lui, sourit lorsqu' une idée, même des plus insignifiante, émerge du nuage permanent qui entoure mon esprit. J' espère voir un jour l' éclaircie qui me donnera les clés afin que je puisse prendre enfin possession de ces phalanges qui ne m' appartiennent plus. Parfois même je me réveille, la nuit ou bien le jour, et je saute alors sur ces trop rares occasions durant lesquelles j' ai encore la force de faire machine arrière en effaçant ces lignes interminables qui me dévorent de l' intérieur. Mais c' est pour moi faire un pas en avant et tellement d' autres en arrière. J' étouffe à trop vouloir donner sans jamais y parvenir. Pouvoir être compris, c' est le vaccin, le seul, qui me guérirait de ce cancer qui me ronge. C' est parce que je n' existe pas que je m' invente une conscience à travers des myriades de mots qui enchaînés les uns derrière les autres n' ont pas toujours de sens réel pour ceux qui sacrifient un moment de leur existence à les lire. Aurais-je peur de disparaître un jour et de n' être plus qu' un vague souvenir dans l' esprit d' un cercle restreint de personnes pour oser torcher de mes doigts des feuillets entiers avant de les livrer en pâtures aux ruisseaux souterrains à la surface desquels flottent les déchets organiques dont nos corps ont refusé d' abriter l' intégralité.
Faire une liste est éventuellement plus économique que de passer deux heures à noircir des feuilles blanches à dire tout et n' importe quoi. "Éventuellement" car faut-il être encore capable de mettre la main dessus au moment propice. Faire ses courses sans omettre d' acheter des oeufs pourrait sembler d' une évidence telle que la ménagère de moins de cinquante ans trouverait à redire si elle apprenait que je les oublie presque à chaque fois. D' où l' éventualité de faire une liste exhaustive des articles à se procurer d' urgence. A cela il me faut adjoindre le petit post-it collé au bas de mon écran d' ordinateur et dont le rôle est de me rappeler de ne pas faire abstraction de la-dite liste.Pour plus d' assurance, je préfère toujours en faire suivre un second dans mon porte-feuille. Quelques mots cette fois-ci, point trop n' en faut lorsqu' ils sont guidés par la contrainte et non par le plaisir. Deux ou trois qui me rappellent au bon souvenir de ce post-it simplement collé sur la façade grêlée de pastilles aimantées de mon réfrigérateur, qui lui-même devra logiquement me renvoyer au moniteur de cet ordinateur à partir duquel je suis en train d' écrire. Combien me diront qu' il serait plus simple d' ôter l' idée qu' à mon esprit de placer un post-it sur le frigo et un second dans mon portefeuille pour remplacer ce dernier par la fameuse liste qui serait ainsi, sûre d' être à portée de ma main le jour fatidique oû je devrai me rendre dans cet espace immense où l' individu croise ses congénères sans jamais les regarder ni jamais avoir le moindre mot pour eux.
Je sais. Oui, je sais ce que se dit la personne qui lit ceci. Ce mot possède son lot d' erratum mais ça n' est pas grave puisque de toute manière bientôt il ira se réfugier, archivé comme tant d' autres, au fin fond d' un espace cultivé au jour le jour et reposant sur l' incessant manège d' articles chassant leurs prédécesseurs comme le vent fait pencher une simple brindille sans que celle-ci n' y puisse rien y faire.
J' ai tout brûlé. Liste et post-it baignent au fond d' un cendrier volé il y a longtemps dans un café dont le petit noir vite expédié m' avait paru beaucoup trop cher. Je m' était alors gratifié de ce quelconque objet, comme une récompense pour avoir eu le courage de plonger la main droite dans mon portefeuille alors qu' elle désirait se pencher sur la poignée de l' entrée du bistrot afin d' aider mes jambes à se prendre à mon cou.
STOP !
Remarquable
1 Tu l'as vue
2 Tu lui as tiré un splendide portrait
3 Bravo !
Beurk...
Sympa cette macro, très bien réussie, mais alors, je n'aimerais pas avoir le sujet en face...
La surprise est toujours au coin de la feuille!
Incroyable bestiole
Mince alors, c'est beau...
C'est toujours un vrai bonheur que tu nous offres..! merci
L'art de se fondre dans la nature...remarquable !
L'art de ne pas passer à côté...incroyable !
Je m'en régale...à bientôt et bon week end
Comment fais tu pour voir tous ces insectes qui sont pourtant bien camouflés?
Elle est très belle cette araignée
Bisous
Mathloup
En exil parmi les autres
.. cette petite araignée a cherché un endroit qui lui ressemble, où le bonheur ne tient qu'à une une main qui se tend, un sourire qui se partage...
Scotchée!!!!
Je n'ai plus de mots pour dire mon émotion face à tes clichés....je dirai juste....respect!!!
Chaque visite me bouleverse un peu plus, merci Anna!
Dissimulation
Superbe photo et sacré coup d'oeil comme d'habitude ! Moi qui suis phobique des araignées, ces photos auraient tendance à me faire les aimer ! C'est fou. J'aime beaucoup la façon dont se confond animal et végétal ici. Vraiment bravo.
Voilà une tenue de camouflage particulièrement réussie mais qui n'a pas abusé ton oeil perçant !
ça m'gratouille !!!
Cette plante semble avoir le poil urticant. S' agirait-il de l' une de ces espèces qui s' amusent à nous piquer au vif lorsque nous nous asseyons dessus sans y prêter la moindre attention? Une belle manière de nous rappeler qu' il n' y a pas que les animaux qu' il faut respecter mais que la végétation elle aussi à droit à notre respect. Mais que vois-je? Une petite araignée semble s' être calfeutrée à l' intérieur des innombrables plis de la plantes pour y trouver soit une ombre bénéfique, soit un refuge contre ses pires adversaires, soit encore un lieu de repos ou avoir une vue imprenable sur le paysage et pourquoi pas une place idéale sur le chemin qui mène ses proies habituelles à tomber entre ses crochets...Les désagréables sensations ressenties à l' accoutumée lorsque nous nous piquons aux orties ne seraient-elles pas en réalité causées par le poil hérissé de cette petite créature? Cela demande, je pense, réflexion...
Magnifique photo
Bien cachée, l'araignée !
Je n'avais même pas remarqué la petite araignée verte et poilue qui se reposait sur une feuille... verte et poilue. =)
Elles sont bien assorties dis-donc...
Biz
Lisa
avec un tel portrait même ceux qui n'aime pas les araignées doivent avoir envie de lui faire une petite caresse non ?! non ! ;P
Alors là
Alors là, chapeau.. non seulement fallait la voir, mais cet exemple de mimétisme est prodigieux.
Merci pour cette belle image (et pour tes passages répétés sur mon modeste blog)
bien planquée
quel mimétisme ! je ne l'avais pas vue sur la première photo !
le mimétisme ...
Un bel exemple de mimétisme, c'est fascinant, une façon de tromper l'ennemi,un procédé ingénieux, mais toi tu l'as vue avec ses pattes toutes velues comme la feuille ! bravo
Bonne soirée
Marie-France
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